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Trump vise l’Iran et Cuba, défend l’essor de l’IA à l’ONU

Trump critique l’Iran et Cuba, défend l’IA à l’ONU

Le président américain Donald Trump a consacré mardi une grande partie de son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies aux menaces qu’il estime peser sur les États-Unis depuis l’étranger. Pendant environ 37 minutes, il a défendu sa décision de lancer une guerre contre l’Iran, attaqué Cuba, vanté un nouvel accord militaire avec le Groenland et le Danemark et présenté l’intelligence artificielle comme un domaine dans lequel Washington devait continuer à avancer rapidement. Il a également critiqué directement l’ONU et adopté un ton fortement centré sur la puissance américaine, affirmant que les États-Unis étaient revenus à une position de force.

Le discours a mêlé politique étrangère, sécurité, énergie et technologie. Trump a insisté sur l’idée que les États-Unis devaient empêcher les menaces de prendre racine dans l’hémisphère occidental, conserver leur avantage face à la Chine dans l’intelligence artificielle et préserver leur capacité d’action militaire. Sur l’Iran, il a réaffirmé que Téhéran ne devait jamais obtenir l’arme nucléaire. Sur Cuba, il a dénoncé le gouvernement de l’île et affirmé que des négociations étaient en cours par l’intermédiaire du secrétaire d’État Marco Rubio.

Trump défend la guerre contre l’Iran

Trump a consacré une partie importante de son intervention à l’Iran. Il a défendu sa décision d’engager les États-Unis dans une guerre contre la République islamique et a accusé Téhéran d’avoir cherché à construire un vaste arsenal de missiles défensifs avant de se précipiter vers la fabrication d’une arme nucléaire. Il a présenté cette menace comme une justification centrale de son approche.

Alors que le conflit approche de son huitième mois sans issue claire, Trump a déclaré qu’il était prêt à prendre une « grande décision » sur la suite. Il a affirmé qu’il pourrait soit conclure un accord, soit détruire rapidement le pays. Ces propos ont marqué l’un des passages les plus agressifs du discours, tout en étant accompagnés d’une nouvelle prédiction selon laquelle un accord finirait par être conclu après les élections de mi-mandat du 3 novembre.

Trump a déclaré que les autorités iraniennes attendaient de voir comment il se comporterait lors de ces élections, avant d’ajouter qu’il n’était lui-même pas candidat. Il a ensuite affirmé que le résultat électoral n’influencerait pas sa politique vis-à-vis de l’Iran et que sa priorité restait d’empêcher le pays d’obtenir une arme nucléaire.

Le président relie aussi le conflit aux prix de l’énergie

Après son discours, Trump a rencontré le Premier ministre britannique Andy Burnham dans le cadre d’un entretien bilatéral. Il a alors abordé l’impact économique de la guerre, en particulier sur les prix de l’énergie. Selon lui, ceux-ci devraient fortement baisser dès que le conflit prendra fin.

Trump a estimé que les prix en général pourraient également reculer, en raison du rôle majeur du pétrole dans les pressions inflationnistes actuelles. Il a ainsi établi un lien direct entre la guerre, la hausse du coût de l’énergie et la pression sur les prix. Il n’a toutefois pas présenté dans le discours de calendrier précis concernant la fin du conflit ou la conclusion éventuelle d’un accord avec Téhéran.

Trump vante l’accord militaire sur le Groenland

Le président a également mis en avant le nouvel accord conclu avec le Groenland et le Danemark. Selon lui, cet arrangement donne aux États-Unis la capacité complète de faire ce qu’ils jugent nécessaire pour défendre le continent américain, mais aussi l’Europe et d’autres régions. L’accord a été signé lors d’une réunion trilatérale plus tard dans la matinée de mardi.

Trump a présenté ce pacte comme une avancée importante en matière de sécurité. Son discours ne s’est pas attardé sur les détails techniques du texte, mais a insisté sur l’idée que Washington disposerait désormais d’une marge d’action plus large dans le cadre de la défense de la région arctique et de ses partenaires.

Cuba devient une autre cible du discours

Trump a ensuite tourné son attention vers Cuba, qu’il a qualifié d’« État absolument en faillite ». Il a accusé le gouvernement cubain de coordonner ses actions avec des radicaux de gauche et des réseaux communistes aux États-Unis. Il a déclaré que le communisme ne viendrait jamais en Amérique et que, selon lui, la liberté finirait par arriver à Cuba.

Le président a également indiqué que Marco Rubio était engagé dans des négociations avec le gouvernement cubain. Il n’a pas donné davantage de détails sur la nature, le calendrier ou les objectifs précis de ces discussions.

Pendant que Trump parlait, la délégation cubaine s’est levée et a quitté la salle. L’ambassade de Cuba à Washington n’avait pas immédiatement répondu à une demande de commentaire au moment du reportage. Cet épisode a souligné la tension provoquée par les déclarations du président américain devant les dirigeants réunis à New York.

Trump élargit son message à l’hémisphère occidental

Dans la continuité de ses remarques sur Cuba, Trump a déclaré que les États-Unis ne permettraient plus que des menaces prennent pied dans l’hémisphère occidental. Il a cité l’intervention de son administration au Venezuela cette année comme exemple de sa doctrine.

Il a ajouté que, si nécessaire, les États-Unis utiliseraient leur puissance militaire pour protéger ce qu’il a décrit comme leurs intérêts nationaux vitaux.

Cette partie du discours a prolongé le thème général de l’intervention : Trump a voulu présenter les États-Unis comme un pays disposé à agir directement contre des menaces extérieures plutôt qu’à les laisser se développer. Cette logique est apparue dans ses remarques sur l’Iran, Cuba, le Venezuela et l’accord concernant le Groenland.

L’intelligence artificielle occupe la fin du discours

Vers la fin de son intervention, Trump s’est tourné vers l’intelligence artificielle. Il a commencé par tenter de rebaptiser cette technologie « super intelligence », puis a exposé une position parfois contradictoire sur le rôle du gouvernement dans l’encadrement de son développement.

Le président a comparé les personnes inquiètes des risques de l’IA à celles qui alertent sur le changement climatique, un problème qu’il rejette également. Il a affirmé que les mêmes personnes prédisaient désormais que l’intelligence artificielle pourrait tuer l’humanité, que les robots pourraient attaquer les humains et que la technologie conduirait à une catastrophe générale.

Trump a rejeté cette vision pessimiste et a réaffirmé que la compétition pour la suprématie en matière d’IA était, selon lui, essentielle à la domination mondiale des États-Unis. Il a affirmé que son pays était actuellement largement en avance sur la Chine et sur les autres concurrents et qu’il voulait préserver cet avantage.

Trump veut encourager la « super intelligence »

Le président a déclaré qu’il ne voulait pas étouffer la croissance d’une technologie qu’il estime susceptible de devenir plus importante que la révolution industrielle. Son message principal a été que l’administration américaine devait éviter d’imposer des restrictions capables de ralentir le développement du secteur.

Il a cependant ajouté que le gouvernement pourrait intervenir si cela devenait nécessaire et qu’il entendait diriger le secteur de manière sûre et responsable. Quelques instants plus tard, il a affirmé que les États-Unis encourageraient la « super intelligence » au lieu de chercher à la freiner.

Cette succession de déclarations illustre la tension présente dans son message. D’un côté, Trump reconnaît qu’un rôle gouvernemental peut être nécessaire pour répondre à certains risques. De l’autre, il fait de la vitesse de développement et de la supériorité technologique américaines une priorité centrale.

La compétition avec la Chine reste au centre de sa vision

En présentant l’intelligence artificielle comme un domaine stratégique, Trump a directement placé la Chine au cœur de la comparaison. Il a affirmé que les États-Unis étaient actuellement en tête et qu’ils devaient conserver cette position.

Son intervention n’a pas détaillé de nouvelles règles ou de nouveau programme spécifique. Elle a surtout réaffirmé une orientation politique : encourager l’expansion rapide de l’IA tout en réservant au gouvernement la possibilité d’agir si des problèmes l’exigent.

Le président a ainsi rapproché la question technologique de ses thèmes de sécurité nationale et de puissance internationale. Comme pour l’Iran ou le Groenland, il a présenté la supériorité américaine comme l’objectif principal.

Un discours construit autour de la puissance américaine

L’ensemble de l’intervention a été dominé par un message de force. Trump a défendu la guerre contre l’Iran, menacé d’une nouvelle escalade si aucun accord n’était trouvé, attaqué Cuba, vanté l’accord de sécurité concernant le Groenland et présenté l’intelligence artificielle comme une compétition que les États-Unis doivent gagner.

Il a également critiqué directement les Nations unies, renforçant le ton conflictuel de son passage devant l’Assemblée générale. Son approche a consisté à présenter plusieurs dossiers très différents comme les éléments d’une même stratégie visant à préserver la puissance américaine face aux menaces extérieures et aux concurrents internationaux.

Sur l’Iran, il maintient à la fois l’option d’un accord et celle d’une action beaucoup plus dure. Sur Cuba, il combine une dénonciation publique du gouvernement avec l’affirmation que des négociations sont en cours. Sur l’IA, il promet de favoriser le développement tout en disant que Washington interviendra si nécessaire.

Dans cette logique, son intervention a relié les dossiers internationaux à une même priorité : préserver la capacité des États-Unis à décider rapidement, à répondre aux crises et à conserver une avance stratégique dans les domaines militaires, économiques et technologiques qu’il juge essentiels.

Le discours ne résout donc pas les tensions entre pression, négociation et encadrement. Il les rassemble plutôt autour d’un principe constant : Trump veut que les États-Unis conservent une liberté d’action maximale. Son intervention à l’ONU a ainsi servi à réaffirmer une vision de politique étrangère et technologique fondée sur la force, la compétition et la volonté de maintenir l’avantage américain.

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